Finkielkraut Ne Le Prend Pas Avec Philosophie

Si 58% de veaux … de français, ne sont pas choqués par les vacances maltaises de Nicolas Sarkozy, il en est un qui l’est.
Et c’est d’autant plus jouissif que ce fut l’un des plus ardents défenseurs du Président de l’UMP durant toute la campagne présidentielle.

Cet homme, c’est le philosophe Alain Finkielkraut.

Je ne suis pas client de celui que l’on surnomme Finkie, du tout, ne serait-ce que par ses propos on ne peut plus limites et ô combien hâtifs sur les émeutes urbaines de novembre 2005,  propos qui traduisent une vision pour le moins sectaire et définitivement idéologique. 
Propos qui transpirent aussi une certaine peur (qui est, rappelons-le, bien mauvaise conseillère …) peur qu’il serait intéressant d’analyser en profondeur.
Et je vous passe certains entretiens accordés au quotidien israélien Ha’aretz qui là, font carrément froid dans le dos.

Mais, et cela peut apparaître comme un doux paradoxe, je ne coupe pas pour autant le son de mon téléviseur, ou de ma radio, quand Finkie s’exprime.
Car l’homme m’intéresse quand bien même m’horripilera-t-il dès sa seconde phrase de ce qui se voudra être, non un discours, mais une démonstration.
Sans doute suis-je fasciné par ces hommes qui habillent leurs raisonnements idéologiques de mots précis, ciselés, pensés, fasciné par cette pugnacité (mot "royalement" à la mode) à persévérer dans l’erreur avec un panache admirable.
Et Finkie n’en manque pas.

Quoi qu’il en soit, Finkie a vécu les trois jours berlusconiens de notre futur chef d’entreprise de l’Etat comme un cauchemar.
Au point qu’il en a pris la plume.
C’était hier, dans l’édition numérique du Monde.fr
 
L’état de disgrâce, par Alain Finkielkraut

LE MONDE | 10.05.07 | 14h11  •  Mis à jour le 10.05.07 | 15h09

"On ne peut pas se réclamer du général de Gaulle et se comporter comme Silvio Berlusconi. On ne peut pas en appeler à Michelet, à Péguy, à Malraux et barboter dans le mauvais goût d’une quelconque célébrité de la jet-set ou du show-biz. On ne peut pas prononcer des odes à l’Etat impartial et inaugurer son mandat en acceptant les très dispendieuses faveurs d’un magnat des affaires.

Contrairement à ce qu’il avait annoncé sur un ton grave, Nicolas Sarkozy ne s’est pas retiré du monde pour habiter la fonction présidentielle : entre le Fouquet’s, Falcon et palace flottant, il a oublié qu’il venait d’être élu président de la République. Il avait peut-être ses raisons que la raison ignore. Espérons cependant qu’il s’en souviendra, une fois de retour sur le plancher des vaches, et qu’il saura, comme il l’avait promis dans des discours de très haute tenue, incarner la France. Pendant trois jours, il nous a fait honte."

Bien sûr, il y eût une bonne et large centaine de réactions des abonnés du Monde à ce "mot" de Finkie, dont celle-ci :

Bas-de-casse
10.05.07 | 21h44
c’est seulement maintenant qu’il vous fait honte?

Pas mieux 🙂

Remarquez au passage que Finkie écrit :
"Il NOUS a fait honte".
Alors que c’est à LUI, Finkie, que Sarkozy a fait honte.
Et non à NOUS.
Puisque 58% des veaux … des français … (vous connaissez la suite ..)
Je sais, Finkie, c’est triste.
Mais ça va être comme cela pendant au moins cinq ans.
La "Droite Rolex" est désormais au pouvoir.
Le 17 juin, elle aura les pleins pouvoirs.
Quant à NOUS, toute honte bue, il ne nous reste plus qu’à nous lever tôt et travailler dur …
Très dur …..

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A propos Philippe Sage

Empêcheur de tourner en rond.
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