La Troisième Môme

Ca y est … Elle est déjà dans mes toilettes, Marion.
Elle git, là, sur le sol, en couverture d’un magazine.
Et ça ne fait que commencer.

Dans les semaines qui ne vont pas manquer de venir, elle sera PARTOUT : dans vos radios, dans votre télé, dans vos hebdos, vos quotidiens, dans vos rues, vos traboules, vos impasses, vous n’y échapperez pas.
Notez que j’en suis heureux pour elle.
Pour Marion Cotillard.
Elle le mérite.
Déjà dans cet épouvantable économiseur d’écran qu’était "Un Long Dimanche De Fiançailles" je la trouvais parfaite.
Je regrettais qu’elle fut si discrète dans ce délice que fut "Big Fish".
Et sans elle, jamais ô grand jamais, je n’aurais tenu plus de 3 minutes devant cette infâme ânerie qu’est "Taxi" ..
J’aime cette fille, j’aime l’actrice, je me disais, toi, ma petite, tu vas nous sortir le grand jeu, un jour, ça va bien les étonner, tous.
Un jour, ils seront, transis, à tes pieds
Eh bien voilà, c’est fait.

Mais le prix à payer, c’est la surexposition médiatique, le trop-plein, parce que c’est ainsi que ça fonctionne (mal) aujourd’hui : on nous pilonne, on nous matraque, on nous agresse au final, on nous traite comme des mômes.
Ah, ça oui, on va en bouffer de la Marion Cotillard, en bouffer jusqu’à l’écoeurement, c’est juste cela que je regrette.

Foutez-lui la paix à Marion ..
Laissez-moi ma Cotillard à moi seul.
Ne va pas chez Drucker, ma chérie, pas plus chez Marco, Cauet, Ardisson, Ruquier et tous les autres qui vont te couvrir de louanges fadasses, tu sais, ces phrases passe-partout, toujours les mêmes, tu mérites tellement mieux.
Ils vont te saouler de "Vie En Rose" de "Non, Je Ne Regrette Rien", d’"Hymne à L’Amour" passant au travers, à côté de la vraie Piaf, celle qu’ils ne (re)connaissent pas, les rustres, la Piaf rauquante, celle de "Je T’ai dans La Peau", ce blues impeccable signé Gilbert Bécaud & Jacques Pills ..

Reste chez toi, Marion, bien au chaud.
Ne va pas sur leurs maudits plateaux.
Laisse-les s’ébaubir en solo, ces professionnels de l’onanisme.
Et s’ils insistent, telle Piaf congédie-les en leur susurrant :
"J’m’en Fous Pas Mal …"

PS : La troisième Môme, parce qu’après Piaf, après Evelyne Bouix, par la grâce d’Olivier Dahan, te voilà à ton tour, Marion :
Edith Giovanna Gassion.

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