Et cette théorie est simple, car sachez qu’avec Nicolas Sarkozy, ne devient possible que ce qui est simple.
En réalité tout ceci, cette croisière, ce luxe, ces signes ostentatoires de "Bollorétude" sont savamment orchestrés.
Tout est calculé, minuté, pensé.
N’oubliez jamais que Nicolas Sarkozy est un homme "en représentation", un homme d’image.
Et d’ailleurs, n’est-il pas, depuis novembre dernier, sage comme une image ?
Alors, j’entends certains pousser des cris d’orfraies, s’ébaubir et s’offusquer en même temps de ce qui serait la première boulette – ou faute de goût - du tout frais président de la République.
Mais il n’y a aucune maladresse, ni même aucune arrogance, aucune insulte à la "France qui souffre et se lève tôt".
Simplement, pour celles et ceux à qui cela aurait encore échappé, nous n’avons pas élu un président de la République mais un chef d’entreprise, et pour bien nous le faire comprendre, il se comporte comme tel.
Comprenez que nous avons élu un super P.D.G. dont les ministres seront, d’ailleurs, des "super V.R.P." avec obligation de résultats !
Quoi qu’il en soit, pendant que d’aucuns montent sur leurs petits ergots d’êtres vertueux, moi, je m’amuse de ce spectacle – car c’en est un !
Je dis même : Bravo monsieur Sarkozy (oui, vous avez bien lu, je le fé-li-ci-te !) tant avec cette escapade maltaise vous venez de réduire les journalistes de ce pays à l’état de paparazzi !
Non mais, regardez-les vous photographier, vous épier, vous quémander une déclaration, comme ils le feraient avec la première Paris Hilton venue, c’est d’un cocasse !
C’est très fort !
Et quand il faut s’expliquer chez vos amis d’Europe1, avec ce ton patelin (chez moi, patelin ça veut dire "faux-cul", mais chez Balzac, aussi …) vous nous dites que vous n’avez pas à vous excuser (un grand classique chez vous !) que cela n’a pas coûté un seul centime au contribuable, alors là, j’applaudis à tout rompre.
Car je sais, ô combien, cet argument d’une simplicité étouffante va séduire le citoyen lobotomisé par Jean-Pierre Pernaut et ses "Combien Ca Coûte ?" effrayants de populisme.
Or le problème – car il y en a un - n’est pas là.
On s’en tape que vous dansiez et couchiez au Fouquet’s puis que vous voguiez sur la Méditerranée.
Grand bien vous fasse, d’ailleurs.
Ce qui pose problème, comme toujours dans votre cas, c’est cette proximité "berlusconienne" entre le monde politique et les milieux d’affaires et médiatiques.
Que vous soyez proche d’eux, peu me chaut, mais eux, que vont-ils en faire de cette proximité ?
Il est là, le problème.
Et non dans le fait que vos loisirs ne coûtent pas un rouble au contribuable français, dont votre ami Johnny ferait à nouveau partie.
Mais il est aussi là, votre talent : nous asséner un argument d’une simplicité outrancière qui masque une réalité qui me paraît bien plus inquiétante.
Mais souffrez que j’y revienne dans un autre billet.
Pour le reste, je trouve jouissif qu’avant de revaloriser le travail, vous revalorisiez les vacances.
Chapeau !
Il fallait y penser !
En revanche, vous n’êtes pas à une contradiction près.
En effet, demain, jeudi 10 mai, vous serez aux côtés de Jacques Chirac à l’occasion des commémorations de l’abolition de l’esclavage.
Or, c’est bien vous qui, dimanche soir encore, nous rappeliez avec force que "la repentance etait une forme de haine de soi, et [que] la concurrence des mémoires nourrit la haine des autres".
J’observe avec délice que votre premier acte de futur chef d’Etat sera consacré … à cette repentance (et pour vous en expliquer, je sais, vous nous direz que vous n’avez pas à vous excuser, et bla, et bla, et bla) !
Cette fois, c’est très sincèrement que j’applaudis à ce "non-sens" qui fait de vous un homme, au fond, assez drôle, pour peu que l’on sache apprécier le deuxième, voire le troisième degré.
Même si, je le sais, ces degrés vous échappent totalement, tant vous poussez le luxe à n’apprécier les choses que lorsqu’elles sont simples, y compris dans le domaine de l’humour …
En parlant de ça, d’humour, j’attends avec grande et vive impatience, le jour où, dans vos nouveaux habits de chef d’entreprise de l’Etat, vous nous direz à nous, la France qui souffre et se lève tôt, vous nous direz sans rire que …
…… "nous sommes tous dans le même bateau !"
"En commémorant l’abolition de l’esclavage, Nicolas Sarkozy se dément"
Hier j\’allume la télé et qu\’est ce – que je vois ? Un Président en short !!! Bref .C\’est vrai ça , combien ça coute au "service publique" d\’envoyer des hélicos avec des cameramans , perchmans, journaleux Et autres dedans ? Re-bref.Ce matin j\’ai reçu ce mail :Une chanson de Miossec sortie en 98 était dédiée à un
certain assistant parlementaire… et à son ambition dévorante de « grandir »
(sans mauvais jeu de mot..)
Je me suis re-penchée sur le texte : visionnaire et
confondant…
09.
L\’assistant parlementaire (Christophe Miossec
/ Guillaume Jouan)
Artiste: Christophe
Miossec
Chanson: L\’assistant Parlementaire
Pour l\’instant je ne fais que ce qui
leur plaît
Pour l\’instant je ne fais que ce que bon leur semble
Quand on est nouveau dans le métier
Mieux vaut pas trop qu\’on vous entende
Pour l\’instant le meilleur système pour avancer
Est celui de la vipère la salamandre
Du sang-froid du venin des morsures bien ficelées
Pour chaque jour avoir de la viande froide à étendre
Pour l\’instant à genoux j\’ai peut-être l\’air niais
Mais debout moi pour l\’instant je tangue
Il me faut encore connaître les ficelles du métier
De quelle façon de quelle manière on égorge on étrangle
Tout ce qui peut sur votre route se trouver
Et qu\’il faut supprimer sans que la main ne tremble
Pour l\’instant je ne suis peut-être qu\’un laquais
Un assistant de l\’assemblée un valet de chambre
Pour l\’instant je taille des haies
Pour l\’instant j\’arrondis les angles
Pour l\’instant je courbe l\’échine
Pour l\’instant j\’en avale ma langue
Pour un jour planter son étendard au sommet
Chaque bastion chaque citadelle est bonne à prendre
Guérillas guerres d\’usure ou de tranchées
Tous les moyens sont bons pour s\’étendre
Pour se les faire il ne faut surtout pas rêver
Pour se les faire il ne faut surtout pas être tendre
Juste quelques petites années à patienter
En politique il faut savoir il faut savoir attendre
De la mairie au ministère à l\’assemblée
C\’est un boulot de longue haleine de longue attente
Pour enfin un jour au beau milieu des mondanités
A leurs bonnes femmes faire les yeux tendres
Et de leur amour-propre de leur vanité
En quelques mots en faire un tas de cendres
Et du plus lâche du plus servile du plus mauvais
J\’en ferai mon assistant et peut-être mon gendre
Pour l\’instant je taille des haies
Pour l\’instant j\’arrondis les angles
Pour l\’instant je courbe l\’échine
Pour l\’instant j\’en avale ma langueBonne journée !<br>runo.